Atos, en Espagne, les oreilles couchées et l'oeil désabusé, comme s'il acceptait son sort.
Atos à la maison
Environ 4 ans que mes pods ont déboulé dans ma petite vie bien tranquille, en me faisant découvrir ce qu'était pour eux l'enfer de l'Espagne : l'abandon, la peur, les coups, la faim au meilleur des cas, et malheureusement, pour la plupart d'entre eux, la torture pendant des jours, des semaines et puis, comme par pitié, la mort qui s'empare de leur corps amaigri, brulé, entaillé, amputé, bouffé par la vermine.
Thor dans sa cellule en Espagne, ses yeux remplis d'effroi et d'imcompréhension, sa maigreur etc..
Le même toutou en balade 3 ans après, sans commentaire...
Alors pour ne pas oublier tout ça, je m'impose souvent cette piqûre de rappel, j'ai gardé les photos des mes 2 trésors alors qu'ils étaient encore en refuge 1ère étape de leur futur paradis, là où pour la première fois, des mains (pourtant espagnoles) se sont posées sur leur pelage terne sans donner de coups, mais au contraire, pour des caresses chaudes et douces. Par ce billet, je voudrais remercier tous ces bénévoles qui au mépris de représailles sortent ces milliers de chiens de cette misère, les soignent, les nourrissent, et les préparent pour une éventuelle adoption par nos associations françaises. Ce sont eux qui font le travail le plus ingrat, affrontant souvent la haine et la vengeance des galguéros qui ne supportent pas qu'on leur soustrait leurs "outils" oui je dis bien leurs outils, car pour eux un galgo ou un podenco ne mérite pas le statut de fidèle compagnon.
Bon je m'arrête là car je sens la colère qui monte et mes propos pourraient vous choquer.
Alors merci Marta qui a reccueilli Atos, merci Consuelo, Maria Teresa, Imma, Gaby et les centaines de bénévoles qui travaillent dans l'ombre pour redonner un peu de dignité à ces amours de chien qui le méritent tant.
M E R C I